dimanche 4 octobre 2026

Il existe des régions qui ne se dévoilent pas d’un seul regard. Le Bourbonnais, niché entre les reliefs de l’Auvergne et les plaines du centre de la France, fait partie de ces terres qui demandent qu’on prenne le temps de les découvrir. Ici, la nature ne se contente pas d’être un décor, elle devient une manière d’habiter ce monde.

Les paysages du Bourbonnais avancent comme des vagues de collines, des prairies ouvertes, des bois profonds où la lumière joue. On marche comme on lit un vieux livre, lentement, avec respect, en laissant les pages se tourner d’elles‑mêmes.

Le Bourbonnais n’est pas seulement une région, c’est une atmosphère, une invitation à ralentir son pas. Le Bourbonnais est aussi une terre de découvertes. On découvre des villages de caractère, des églises romanes, des châteaux oubliés, des forêts anciennes, des sources minérales, des paysans passionnés, des artisans qui perpétuent des savoir‑faire. Chaque lieu porte une histoire, chaque paysage une émotion, chaque rencontre une mémoire. Et puis il y a cette sensation unique, celle d’être dans une région qui ne cherche pas à se montrer, mais qui se laisse approcher.


Texte et images © Joyce — Reproduction interdite sans autorisation


mardi 29 septembre 2026

Si Vesse m'était conté

 


Ce livre est né pour ne pas laisser la poussière gagner du terrain, pour empêcher qu’elle recouvre des noms, des visages, des histoires. Il est né pour interdire au silence de s’installer là où tant de vies ont vibré. Parce que c’est ici que tout commence, c’est ici que tout revient, et c’est ici que tout demeure.

Quand je suis revenue de mon opération, faible certes, mais heureuse de revoir les couleurs de la vie et de retrouver mon nid, mes chiens, j’ai voulu célébrer ce retour à ma façon.

Dès que j’ai pu reprendre ma plume, tout s’est imposé naturellement. Les mots sont revenus comme une respiration naturelle, comme si ce lieu m’attendait pour que je raconte ce qu’il porte encore.

C’est en écrivant que j’ai découvert que, derrière cette poignée de maisons, se cachait une histoire humaine, discrète, enfouie, mais bien vivante. J’ai offert mes quarante pages à mes voisins, mais je sais que ce livre ne fait que commencer.

Je veux continuer, pour vous faire comprendre, comment un lieu si petit et perdu, peut devenir un endroit précieux pour des familles et leur région. Pas besoin d’église, ni de bureau de poste, pour lui donner son importance. Ceux qui ne connaissent que la foule, le bruit, la vie trépidante et instable ne peuvent pas comprendre ce que représente un lieu comme celui-ci.

Je vis ici à l’année, et lorsque certains s’étonnent, s’inquiètent, ou dramatisent, je leur réponds toujours dans un sourire amusé : Pourquoi avoir peur ? Ici, le silence n’est pas une absence, c’est un bienfait, un ressourcement profond que beaucoup ont oublié. Il apaise, il redonne une place à ce que l’on porte en soi, il permet de respirer autrement.

On croit souvent que vivre entouré d’autres gens, peut apporter une sécurité, mais c’est une illusion. La vraie sécurité, la vraie stabilité, naissent parfois dans ces endroits retirés, où l’on entend enfin ce que l’on n’entend plus ailleurs, son propre rythme, sa propre paix.

Ici, le silence n’est pas un manque, C'est une présence qui protège et qui rappelle que la vie peut être simple, stable et fidèle. Ce silence ne juge pas, il ne bouscule pas, il soigne mieux que bien des paroles.

C’est pour cela que ce lieu demeure précieux à mes yeux. Il offre ce que le monde oublie, le temps, la lenteur, la respiration et la mémoire.

La nature, ici, n’est pas un décor, c'est une alliée. Une force tranquille qui nous remet à notre place, sans bruit, sans effort. Elle nous enveloppe, nous apaise et nous réapprend à vivre. 

Elle n’est pas un spectacle, elle est une présence qui accompagne chaque pas, chaque saison, chaque retour à soi. Elle offre ce que l’agitation du monde ne sait plus donner, la stabilité. Elle nous ramène à l’essentiel, à ce qui nous tient debout quand tout vacille. Elle nous rappelle que l’on peut vivre autrement, sans dépendre du tumulte, sans chercher refuge dans la foule pour se rassurer.

La nature est un soin profond qui ne promet rien mais qui donne tout. Elle nous reconstruit sans discours, sans jugement, simplement en étant là. Ici, la nature est une vérité. Une vérité simple, qui ne s’est jamais perdue. Elle nous rappelle que certains endroits ne protègent pas parce qu’ils sont peuplés, mais parce qu’ils sont justes. Parce qu’ils portent une harmonie que rien ne trouble, une vérité que le temps n’efface pas.


Texte et images © Joyce — Reproduction interdite sans autorisation


Là où la montagne murmure




Sur la Montagne Bourbonnaise, les voix persistent. Elles se glissent dans les pierres, dans les ombres, dans les objets les plus simples.

La montagne murmure encore ce monde discret fait d’anciennes croyances, de peurs nocturnes, de métiers disparus, de châteaux silencieux et de moulins qui veillent encore.

Rien n’a disparu, tout demeure sous la surface du quotidien. Les ancêtres n’ont jamais quitté ces hauteurs. Ils ont laissé des traces que l’on croit oubliées, mais qui continuent de vibrer dans le paysage.

Entre roman et mémoire, ce livre redonne un souffle à des existences oubliées. Il révèle la part invisible de nos origines, celle que le temps n’a pas effacée et qui attend qu’on la reconnaisse. Pendant ce temps, la montagne reste une mémoire, un témoin silencieux.


Texte et images © Joyce — Reproduction interdite sans autorisation


Moulins et légendes du Bourbonnais

 Aux frontières du visible


Les moulins du Bourbonnais ont façonné la vie rurale d’autrefois. Ils ne sont pas seulement des bâtiments de pierre posés au bord d’un ruisseau, ce sont des lieux de travail, de passage, de rencontres, mais aussi des lieux de croyances.

Chaque moulin portait une histoire, une rumeur, une présence. Les habitants lisaient les signes du monde, interprétaient les bruits de l’eau, les craquements du bois, les ombres qui glissaient sur les meules.

Dans ces vallons, les moulins étaient des repères. Ils rythmaient les saisons, les récoltes, les peurs nocturnes, les espoirs.

On disait que certains moulins avaient une âme, qu’ils protégeaient les villages, qu’ils murmuraient des avertissements lorsque la rivière montait trop vite.

D’autres étaient réputés pour abriter des forces invisibles, un souffle dans la roue, une ombre dans la salle des meules, un frisson dans les poutres. Les anciens ne s’en effrayaient pas. Ils savaient que ces signes faisaient partie du monde, que la nature parlait à sa manière.

Les moulins révèlent la manière dont les habitants habitaient et interprétaient leur environnement. Ils montrent une époque où l’on vivait avec les éléments, où l’on écoutait l’eau, où l’on respectait les lieux.

Rien n’a disparu réellement, les traces demeurent, les légendes persistent, les silhouettes des moulins veillent encore sur les vallées. Dans ce livre, les moulins sont des témoins, des portes ouvertes sur un monde d’autrefois qui continue de vibrer sous la surface du présent.

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Voyage au cœur des forces invisibles

Traditions rurales et forces discrètes

Au fil de ce voyage, le lecteur découvre que ces croyances ne sont pas des vestiges poussiéreux, ni des récits figés dans le passé. Elles existent encore, discrètes, presque invisibles, mais toujours vivantes.

Les ancêtres n’ont jamais cherché à imposer un savoir, ils ont simplement montré un chemin. Un chemin que l’on peut encore suivre aujourd’hui, si l’on accepte de regarder autrement.

Rien n’a disparu, rien ne s’est éteint. J’ai rassemblé ce que les traditions portent encore de nos jours, même lorsqu’elles semblent s’être effacées.

Entre mémoire, observation et transmission, cet ouvrage ouvre une porte sur ce qui demeure invisible mais pourtant bien présent dans notre paysage.

Les signes que l’on croyait oubliés demeurent là, enfouis sous le quotidien moderne. Ils attendent, silencieux, que quelqu’un les reconnaisse à nouveau.

Au fil de votre lecture, tout se révèle, non pas comme une nostalgie, mais comme une présence. Une présence cachée, patiente, prête à renaître. 

Les forces invisibles ne sont pas des fantômes du passé, elles sont les racines profondes de nos terres, les traces que le temps n’a jamais réussi à effacer.


Texte et images © Joyce — Reproduction interdite sans autorisation


Les Mystères du Bourbonnais

Entre terre, foi et mémoire

Ce livre est né comme naissent les choses essentielles dans mes explorations, dans mes nuits d’écriture, et dans les traces que le Bourbonnais a laissées au fil des siècles.

J’ai parcouru des lieux chargés d’histoire, des vestiges médiévaux, des chemins où l’on sent encore la présence des hommes et des femmes du Moyen Âge. Les archives, les récits, les faits historiques ont guidé mon travail autant que les voix plus discrètes des légendes.

Aujourd’hui, le manuscrit s’étend sur 213 pages, où se mêlent faits historiques, réalités médiévales, traditions locales, et récits romancés.

Ce n’est pas un recueil de contes, c’est un roman nourri par l’histoire, éclairé par les légendes, porté par les mystères du Bourbonnais.

Ce livre a commencé ses balbutiements il y a presque deux ans. Aujourd’hui, il repose en attente de vérification, prêt à franchir sa dernière étape avant de pouvoir dévoiler sa date et son lieu de publication. Quand il aura franchi ce passage, j’annoncerai les informations de sa sortie.



Texte et images © Joyce — Reproduction interdite sans autorisation


À propos de l’auteure


Je ne suis pas née dans le Bourbonnais. C’est en découvrant cette région que je suis tombée dans le chaudron avec ses paysages, ses forêts, ses villages, ses légendes, son histoire… tout cela m’a happée et ne m’a plus quittée.

Aujourd’hui, je demeure en pleine nature, au cœur d’une forêt bourbonnaise, avec mes chiens. Ils sont ma présence quotidienne, mes compagnons fidèles, ceux avec qui je partage mes silences, mes chemins, mes saisons. Je suis plus proche d’eux que des gens, et cette solitude est un choix, une solitude apaisante, qui m’accompagne sans jamais me trahir. Et mes chiens sont les témoins de mes pensées, de mes marches, de mes histoires.

L’idée d’écrire est née d’une épreuve. Une maladie, longtemps incomprise, découverte plus d’un an après les premières douleurs. Mes écrits ont été pour moi une forme de médicament dans un désert médical. Pour échapper à ce mal, pour ne pas me laisser engloutir, j’ai inventé ma propre guérison, par les mots, par l’esprit, par ma curiosité. J’ai utilisé l’imaginaire comme un médicament nuit et jour, et mes récits sont devenus un refuge puis des livres. C'était, une manière de détourner la douleur jusqu’à l’opération finale qui m’a libérée.

Au fil du temps, mes écrits sont devenus aussi une manière de faire vivre ce qui ne doit pas disparaître. Je suis une passionnée d’histoire, des archives, des anciens récits, des personnages oubliés et des traditions locales… tout cela me nourrit. Depuis, je porte ma plume dans l’encrier un peu plus chaque jour.

Je n’ai pas la plume d’un écrivain, et je n’en fais pas un métier. J’écris simplement ce que les gens du pays ont oublié, leurs racines, leurs histoires, leurs légendes, leurs contes, les traces de leurs anciens. J’aime le Bourbonnais, avec ses mystères et sa mémoire. Il est devenu le terreau de mes inspirations. Je suis devenue une amoureuse de son passé.

Ce blog est mon espace de partage : un lieu où je rassemble mes recherches, mes créations, et tout ce que cette terre et cette forêt m’offrent chaque jour pour me guider dans ma quête.


Texte et images © Joyce — Reproduction interdite sans autorisation